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La société Altares présente son étude sur les défaillances d’entreprises au 1er trimestre 2019 : 14 146 procédures collectives ont été ouvertes (-1,1% vs T1 2018), 45 140 emplois sont directement menacés (+2,6%). Découvrez la synthèse de l'étude.
La société Altares présente son étude sur les défaillances d’entreprises au 1er trimestre 2019 : 14 146 procédures collectives ont été ouvertes (-1,1% vs T1 2018), 45 140 emplois sont directement menacés (+2,6%). Découvrez la synthèse de l'étude.

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La société Altares présente son étude sur les défaillances et sauvegardes d’entreprises au 1er trimestre 2019 : 14 146 procédures collectives ont été ouvertes (-1,1% vs T1 2018), 45 140 emplois sont directement menacés (+2,6%). « Le début d’année 2015 signait un record de défaillances d’entreprises avec plus de 18 000 cessations de paiement. Depuis, le risque commercial s’est détendu par palier. Les trois premiers mois 2016 et 2017 ont permis d’approcher un premier seuil à 16 000 avant que 2018 et 2019 tentent en vain de faire tomber le suivant à 14 000 défaillances, en dessous duquel nous ne sommes jamais redescendus depuis début 2008. relève Thierry MILLON, Directeur des études Altares. « Un autre palier n’a pu être franchi, en l’occurrence celui de la perte d’emploi. En effet, depuis trois ans chaque début d’année compte au moins 44 000 emplois menacés, voire perdus, par les défaillances d’entreprise. Ce premier trimestre 2019 marque même une dégradation avec désormais plus de 45 000 emplois en danger. »

Ce qu’il faut retenir des résultats de l’étude défaillances d’entreprises du 1er trimestre 2019

14 146 défaillances, un chiffre toujours au-delà des référentiels d’avant crise. Début 2008, l’amorce de crise crevait déjà un premier plafond de sinistralité des entreprises au-delà de 14 000 défaillances. Onze ans et de nombreux autres records plus tard, nous ne parvenons toujours à revenir sous cette limite symbolique. Comme un an plus tôt, 4050 redressements judiciaires (RJ) ont été prononcés par les tribunaux. Sur le front des liquidations judiciaires (LJ) la situation semble ne s’améliorer que faiblement avec encore près de 9840 jugements (-1,3%). Plus précisément, la baisse du nombre de liquidations judiciaires tient à une meilleure résistance des sociétés faisant l’objet d’un plan de sauvegarde ou de redressement. Un peu plus de 610 liquidations ont été prononcées sur résolution du plan sur ce 1er trimestre, elles étaient 740 un an plus tôt. Les procédures de sauvegardes, peu nombreuses (252), reculent de 10,6%.

Des liquidations plus nombreuses sur les PME de 10 – 19 salariés et plus de 100 salariés

Les TPE de moins de 10 salariés constituent l’essentiel (94%) des défaillances et donnent donc le ton. En l’occurrence, la sinistralité des TPE se stabilise sous 13 400 procédures. Le rythme semble nettement plus favorable pour les PME de 10 à 49 salariés ; 708, soit une centaine de moins qu’un an plus tôt, ont connu la défaillance (-12%). Ce chiffre masque, toutefois, une augmentation sensible des liquidations judiciaires directes de PME de 10 à 19 salariés (278 contre 264). A partir de 50 salariés, les procédures collectives se stabilisent mais là encore, les liquidations directes ont tendance à augmenter. Ainsi les liquidations de sociétés de plus de 100 salariés sont passées d’une par mois début 2018 à plus de 2 par mois cette année ; s’il s’agit de peu de sociétés, l’impact social direct voire indirect est important. Dans ce contexte, un peu plus de 45 000 emplois sont menacés ce trimestre soit un peu plus d’un millier supplémentaire par rapport à début 2018. En moyenne, cela correspond à 3,2 emplois par entreprise contre 3,1 il y a un an et 2,8 début 2017.

De fortes disparités régionales

En métropole, les régions Corse et Grand-Est enregistrent des hausses sévères de défaillances d’entreprises, au-delà de +10%. Chacune d’elles retrouve son niveau de sinistralité de 2017. La Corse comptabilise 112 procédures collectives (+12,0%) contre 100 début 2018. Dans le Grand-Est, où 1182 défaillances ont été enregistrées (+13,1%), la Lorraine accuse une hausse de 24,7% annulant la baisse de 22% du 1er trimestre 2018. En Bretagne et Centre-Val-de-Loire, le nombre de défaillances augmente d’environ 8%. Sur la première, ce sont les liquidations judiciaires qui marquent le trimestre. En Bretagne, 573 jugements ont été prononcés (+7,9%) dont 405 sont des LJ (+11%) ; les RJ reculent de 8%. En Centre-Val-de-Loire la hausse est de 8,4% (490 défaillances) tirée par une forte augmentation des RJ (+25%). La Nouvelle-Aquitaine est légèrement dans le rouge (+1,3%) contenant ses défaillances d’entreprises à 1277 contre 1261 début 2018, soit encore très en-dessous de la sinistralité du 1er trimestre 2017 (1412). Dans cette région, Poitou-Charentes enregistre une amélioration pour la 4e année consécutive (-10%). Les autres régions métropolitaines restent cette année encore bien orientées avec des reculs de défaillances de -1,3% en Occitanie, -3,1% en Normandie, -3,4% en Ile-de-France ou -4,2% dans les Hauts-de-France. L’amélioration est plus rapide en Bourgogne-Franche-Comté (-5,3%), Pays-de-la-Loire (-6,1%) Auvergne-Rhône-Alpes (-6,4%), et Provence-Alpes-Côte-d’Azur (-7,2%). Dans les départements et régions d’outre-mer, l’évolution est favorable en Guadeloupe (-24,1%) et Martinique (-7,8%) mais délicate en Guyane (+12,0%). La sinistralité élevée de la Réunion (+65,2%) masque en réalité un nombre élevé (95) de liquidations directes techniques de sociétés en nom collectif d’investissement sans activité économique réelle. En dehors de ces 95 liquidations, la Réunion affiche une baisse des défaillances de 6,2%.

Une fragilité des activités à destination des consommateurs

Construction, commerce, industrie et services aux entreprises qui portent les deux tiers des défaillances d’entreprises sont globalement dans le vert, tandis que les activités à destination des particuliers résistent difficilement. Dans la construction (3521 défaillances ; -5,4%), la sinistralité entrepreneuriale recule pour tous les secteurs : -4,3% dans le gros œuvre, -5,3% dans le second œuvre ou -3,6% dans les travaux publics.  Pour quelques activités, les chiffres sont, toutefois, en hausse. C’est le cas de la construction d’autres bâtiments (non maison individuelles) (+16%) dans le gros œuvre, les travaux de revêtement des sols et des murs (+8%) dans le second œuvre ou les travaux de terrassement courants (+15%) dans les Travaux publics. Dans le commerce (3095 défaillances ; -2,5%), la tend