Avec 14 652 procédures ouvertes entre le 1er juillet et le 30 septembre, le nombre de défaillances est quasi stabilisé à +0,5 % par rapport au 3e trimestre de l’an passé. Un taux qui n’avait plus été observé depuis la fin de la période Covid. La baisse des liquidations directes, les bons chiffres affichés dans de nombreuses régions et la résilience des activités B2B laissent entrevoir une accalmie réelle sur le front des défauts, sans masquer la grande fragilité financière des entreprises. Car sur 12 mois, le nombre d’entreprises défaillantes frôle le seuil record des 72 000. Les organisations les plus petites et les plus jeunes restent les plus vulnérables et les activités B2C souffrent de la dégradation du pouvoir d’achat des Français.
« Ce 3ème trimestre est encore lourd : proche de 14 700 défaillances dont 7 100 sur le seul mois de septembre qui signe un nouveau record. Pourtant, le rythme de hausse ralentit fortement (+0.5%) et plusieurs activités et territoires basculent déjà dans le vert. L’emballement des défaillances semble donc passé mais des préoccupations demeurent notamment pour les secteurs dépendant des arbitrages budgétaires des ménages. La sinistralité s’affole encore dans l’hôtellerie restauration, les services et commerces de proximité. En particulier, les entreprises les plus jeunes et les plus petites restent les plus exposées, signe que les structures financières demeurent fragiles. Depuis le début de l’année, 52 700 entreprises ont défailli et encore près de 19 000 sont redoutées sur les trois derniers mois de l’année. La question porte donc désormais moins sur le niveau des défaillances attendu que sur la capacité des entreprises à pouvoir restaurer durablement leurs marges et leurs fonds propres et ainsi retrouver leur potentiel d'investissement. Le pic des défaillances est peut-être derrière mais pas celui de la fragilité financière des entreprises ; la route vers un véritable redressement de l’économie est encore longue ! »