En repli de 10,5 % en 2020, le nombre de transactions s’inscrit en réalité dans une tendance à la baisse structurelle, qui dépasse le seul contexte de la crise. Un constat qui fait craindre une fragilisation durable de l’attractivité des fonds de commerce. Pour autant, si le volume des transactions se réduit, leur valeur augmente rapidement (+6,6%) et atteint 198 000 € en 2020. Un montant qui varie fortement selon les secteurs d’activité. L’étude menée par Altares permet également de mettre à jour un « vieillissement » sensible des vendeurs : six vendeurs sur dix ont désormais plus de 50 ans.
Leur transmission constitue pourtant un enjeu essentiel pour la vitalité d’une petite ville ou d’un village. Car faute de repreneur, ce sont les commerces de proximité - boulangeries, épiceries, cafés-restaurants, pharmacies, coiffeurs ou buralistes - qui baissent le rideau dans de nombreux territoires ruraux. En 2010, une étude de l’Insee pointait déjà l’absence de commerces de proximité dans 1 commune rurale sur 2. L’étude qu’Altares dévoile aujourd’hui révèle que les petites villes de moins de 3000 habitants concentrent seulement le quart des transmissions alors qu’elles représentent 90 % des communes françaises. L’enjeu de revitalisation de ces territoires est plus que jamais d’actualité. »
"Thierry Millon, directeur des études Altares"« * » indique les champs nécessaires