À l’occasion des 10 ans de la loi Sapin 2, Altares donne la parole à son partenaire pour croiser les regards sur les enjeux de conformité et de lutte contre la corruption.
Aujourd’hui, nous avons le plaisir d’échanger avec Laurent Luce, Head of Marketing chez Aprovall, partenaire d’Altares.
Au programme : retour sur un partenariat de longue date, complémentarité de nos expertises et initiatives communes pour accompagner les entreprises dans la maîtrise de leurs risques de conformité.
Laurent, pour commencer, pouvez-vous vous présenter et nous expliquer votre rôle au sein d’Aprovall ?
J’ai rejoint Aprovall en 2024 pour accompagner le lancement de la nouvelle marque (anciennement e-Attestations) avec le rôle de Head of Marketing.
Pour nos lecteurs qui ne connaissent pas encore Aprovall, pouvez-vous nous présenter votre activité et les principaux enjeux auxquels vous répondez pour vos clients ?
Aprovall est un leader européen de la gouvernance, de la gestion des risques et de la conformité des tiers (TPRM), accompagnant les organisations en sécurisant leurs relations avec les tiers et en simplifiant la gestion des processus d’évaluation de plus en plus complexes. Ces niveaux de risques sont identifiés dans toutes les phases de la relation commerciale. Aujourd’hui, plus de 1 850 organisations publiques et privées font confiance à Aprovall, mutualisant plus de 518 000 tiers dans 180 pays afin de garantir visibilité, efficacité et résilience, assurant ainsi leur succès à long terme.
Le partenariat entre Altares et Aprovall s’inscrit dans la durée. Comment est née cette collaboration et qu’est-ce qui a naturellement rapproché nos deux entreprises ?
En effet, le partenariat avec Altares est l’un des plus anciens d’Aprovall. Il s’est d’abord construit autour de l’accès, pour nos clients, aux plus de 600 millions de tiers de Dun & Bradstreet, socle de données identitaires, capitalistiques et firmographiques. Nos clients identifient ainsi immédiatement le bon partenaire. L’élargissement aux enjeux de finance et de lutte contre la corruption a naturellement conduit Aprovall à intégrer les scores financiers des solutions D&B Finance Analytics et d’intuiz+, ainsi que ceux d’indueD. Ces données renforcent les évaluations des risques de nos clients sur ces thématiques. Nous ne faisons pas qu’afficher ces informations : Aprovall les intègre aux processus décisionnels au sein de notre solution TPRM. Plus largement, Aprovall et Altares partagent les mêmes principes et la même ambition ; cette convergence se traduit par des organisations qui associent les deux partenaires avec un objectif commun. Le marché attend désormais une solution unique, capable d’agréger l’ensemble des risques, adossée à des données de très haute qualité comme celles d’Altares.
Aujourd’hui, comment les expertises d’Aprovall et d’Altares se complètent-elles pour répondre aux enjeux de conformité des entreprises ? Quels bénéfices concrets nos clients retirent-ils de cette complémentarité ?
Sur le marché de la conformité, de l’anticorruption – et plus largement de l’évaluation de l’éthique et de l’honorabilité des tiers – Altares et Aprovall forment un attelage à la fois technologique et opérationnel. Les organisations assujetties à ces réglementations (Sapin 2 en France, AML en Europe…) doivent répondre à plusieurs enjeux : évaluer rapidement, pour permettre aux équipes achats et commerciales d’avancer (ou non) avec leurs tiers. Parallèlement, les équipes Conformité sont souvent sous pression, tout en devant limiter la « Supplier Fatigue », qui fait chuter les taux de réponse. Dans ce contexte, les données indueD d’Altares, intégrées aux processus d’Aprovall, automatisent une partie des évaluations, accélèrent les résultats et renforcent la confiance des équipes Compliance.
2026 marque les 10 ans de la loi Sapin 2. Quel regard portez-vous sur l’évolution des pratiques des entreprises en matière de lutte contre la corruption depuis son adoption ? Quels sont, selon vous, les principaux défis qu’elles doivent encore relever aujourd’hui ?
Le 9 décembre marquera le 10e anniversaire de la loi Sapin 2. Alors que la période 2016-2021 a vu les organisations publiques et privées françaises chercher davantage à accéder à des données de risques de probité, l’après-Covid a accentué la transformation de ces données en décisions opérationnelles, via des processus automatisés. Ces processus s’ajustent désormais au niveau de risque des tiers, grâce à des parcours adaptés adossés aux données indueD d’Altares. Nous constatons ainsi, depuis 2021, un passage de la donnée aux processus intelligents.
L’évaluation des tiers est aujourd’hui un enjeu majeur des dispositifs anticorruption. Quel rôle jouent la qualité et la fiabilité de la donnée entreprise dans cette démarche, et comment notre partenariat permet-il de répondre à ces exigences ?
Même si, sur certains marchés, la donnée tend à devenir une commodité — entre les acteurs open source et l’IA, qui, pense-t-on, sait identifier les bonnes informations —, dans le cadre des solutions anticorruption, la haute qualité des données reste primordiale. Nous le constatons au quotidien chez Aprovall : si une donnée est de mauvaise qualité, les résultats des processus s’en trouvent fortement altérés. D’autant plus que, dans les dispositifs anticorruption, les données sont multiples et mouvantes : données d’identification (dont les Bénéficiaires Effectifs, pour lesquels les règles d’accès ont changé), liens capitalistiques — les criminels ont bien compris que dissimuler une activité au sein d’une toile organisationnelle est l’approche idéale —, et accès aux données de screening (sanctions, presse négative, PEP). Ces données de screening exigent une organisation de collecte à la hauteur des enjeux.
À l’occasion de cet anniversaire, Aprovall a lancé deux initiatives auxquelles Altares s’est associé : un webinar et un livre blanc. Quels messages souhaitez-vous porter à travers ces deux rendez-vous ?
La loi Sapin 2 date de 2016 et nous pourrions penser qu’elle est comprise, acquise et activée par les assujettis. Pourtant, l’évaluation et la cartographie des tiers restent encore un enjeu à bâtir pour certaines organisations. N’oublions pas que les seuils de la loi Sapin 2 (100 M€ de chiffre d’affaires et 500 collaborateurs) amènent chaque année des centaines d’organisations à mettre en œuvre les 8 piliers. C’est pour les nouveaux assujettis, mais également pour les organisations encore en construction, qu’Aprovall anime ce sujet à travers plusieurs contenus et prises de parole, dans lesquels Altares a une place prépondérante.
Au-delà de ces initiatives, comment se traduit concrètement au quotidien la collaboration entre nos équipes ? Avez-vous des exemples de projets clients en commun ou quelques résultats qui illustrent la dynamique de notre partenariat ?
On reconnaît un bon partenariat lorsque les clients identifient clairement la valeur de l’association des deux solutions. Plusieurs témoignages clients partagent cela tels qu’Antin+ :
« Grâce à la complémentarité d’Aprovall et d’indueD, nous avons digitalisé et structuré l’ensemble de notre processus de création et d’évaluation de tiers. Aujourd’hui, ce sont plus de 250 collaborateurs qui interagissent via un workflow fluide, sécurisé et répondant au 4ème pilier de la loi Sapin 2. Sur nos 2 000 tiers, nous avons pu cartographier les risques, automatiser les contrôles, et intégrer les rapports de probité. Cette mise en place marque un véritable cap de maturité pour Antin+. » Antoine Beaume-Dessertaine, Procurement Methods & Performance Director
Au-delà du marché, c’est la construction chaque jour avec Altares d’une relation forte mue par la satisfaction et la confiance des organisations, et orchestrée à tous les niveaux d’Altares et d’Aprovall avec des échanges quotidiens et de bons moments chez les clients.


