Étude de défaillances et sauvegardes des entreprises en France – T2 2026

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Étude de défaillances et sauvegardes des entreprises en France – T2 2026

Panorama général

Avec 17 486 procédures ouvertes, en hausse de 5,4 % sur un an, le deuxième trimestre confirme le niveau élevé de défaillances en France. Depuis le début de l’année, 37 700 entreprises sont tombées dont les deux tiers directement en liquidation, soit 1 500 de plus par rapport à la même période 2025. Les difficultés frappent plus particulièrement les très petites et les jeunes entreprises, contribuant à modérer l’impact social de la hausse des défauts : le nombre d’emplois menacés recule de 9,5 % sur un an et concerne désormais 58 830 salariés.


Thierry Millon, Directeur des études Altares

« L’économie française résiste mais s’essouffle. Les prévisions de croissance s’orientent désormais sur un taux de + 0,7 %, un scénario incompatible avec un reflux des défaillances d’entreprises. Les épisodes successifs de canicule pourraient encore accentuer le ralentissement en pesant sur la consommation, la productivité et les secteurs particulièrement exposés. Face à une demande atone et à des coûts d’exploitation toujours élevés, les entreprises mobilisent davantage leurs ressources de trésorerie. Cette situation fragilise en premier lieu les TPE et les PME, qui concentrent l’essentiel des défaillances. Et les facteurs « aggravants » ne sont plus ceux que l’on a longtemps pointé du doigt : les PGE sont quasiment soldés (1) et les assignations URSSAF ont rarement aussi peu pesé dans les ouvertures de procédures (2). La fragilité des entreprises n'est plus à chercher dans les dispositifs hérités de la gestion de la crise sanitaire mais dans une conjoncture qui affaiblit brutalement l'équilibre financier des entreprises. La demande intérieure reste atone, l’investissement sélectif, le marché du travail se tend et les entreprises arbitrent davantage entre prudence financière et nécessité d’adaptation. Dans ces conditions, l’hypothèse de 34 000 à 35 000 nouvelles procédures collectives au second semestre apparaît vraisemblable. L’enjeu est alors moins de développer le business que de préserver les capacités de rebond en sécurisant trésoreries, investissement et chaînes d’approvisionnement. »

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