Valérie Strzys, Ingénieur avant vente Compliance chez Altares, accompagne les clients dans la compréhension de leurs enjeux réglementaires, dans la digitalisation de leurs processus de conformité, et dans une meilleure organisation interne.
Quels sont les grands enjeux des Chief compliance officers ?
Le chief compliance officer s’assure au quotidien que l’entreprise et ses dirigeants et salariés respectent les normes. Il veille ainsi à préserver l’organisation des risques juridiques, financiers et réputationnels qu’elle encoure si elle ne respecte pas lois, règlements et normes éthiques et déontologiques. Les conséquences peuvent être d’ordre financier, commercial et humain. En effet, une image d’entreprise ternie rendra difficile les financements et aura un impact négatif sur son chiffre d’affaires.
Pourquoi la gestion des faux positifs est-elle essentielle ?
La gestion des faux positifs s’effectue à l’issue du screening des tiers et du matching avec les listes de sanctions, de Personnes Politiquement Exposées, et la presse négative. Les faux positifs sont des homonymes (personnes physiques ou morales), qui nécessitent un traitement afin d’identifier le bon tiers. La gestion des faux positifs se fait manuellement, c’est une étape essentielle dans la connaissance de nos tiers (fournisseurs et clients) et de leur niveau de risque associé.
Il existe heureusement des solutions d’automatisation de la gestion des faux positifs, qui permettent de libérer du temps pour des tâches à plus grande valeur ajoutée.
Quels sont les indicateurs de compliance nécessaires à une bonne due diligence ?
La réglementation impose aux entreprises d’évaluer leurs tiers. Les autorités de tutelle donnent des lignes directrices pour y parvenir. La due diligence nécessite de collecter certains éléments :
- les informations de base liées à l’entreprise : données identitaires, chiffre d’affaires, adresse, effectif…
- les informations sur les actionnaires, bénéficiaires effectifs et filiales,
- la liste des Personnes Politiquement Exposées, ou qui ont fait l’objet d’articles de presse négative ou encore de sanctions,
- le dispositif de conformité anticorruption mis en place dans l’entreprise.
Il faut également s’assurer de la nature et de l’objet de la relation, et être attentif au délai avec lequel le tiers fournit les documents demandés (une réticence ou un délai de restitution exagéré peuvent être un signal d’alerte).