Cliente d’Altares depuis 20 ans, la SACEM nous parle de son métier, de ses problématiques, et des solutions qu’elle utilise pour suivre ses tiers. Rencontre avec Franck Livernette.
Bonjour Franck, pouvez-vous vous présenter et présenter la SACEM ?
Franck Livernette, Directeur du service support et répartition, je travaille à la SACEM (Société des Auteurs, Compositeurs et Éditeurs de Musique) depuis 35 ans, dont 25 ans en tant qu’informaticien.
Aujourd’hui, je suis directeur du service support au sein de la direction du réseau.
La SACEM est une société privée à but non lucratif qui a été fondée en 1851.
Nous avons plus de 60 sites répartis sur l’ensemble du territoire et dans les territoires d’outre-mer, ainsi que des filiales : une au Luxembourg, une à Monaco, une en Polynésie et une en Nouvelle-Calédonie.
L’objectif de la SACEM est de collecter et de répartir les droits d’auteur pour les auteurs, compositeurs et éditeurs, ce qui représente plus de 106 millions d’œuvres. En revanche, les droits pour les interprètes sont gérés par une autre société : la SPRE.
La SACEM compte 240 000 sociétaires et 400 000 clients.
Pouvez-vous nous expliquer comment fonctionne la collecte des droits de diffusion ?
Nous avons trois directions clients :
- une direction client en charge des droits de diffusion sur Internet ;
- une direction en charge de collecter les droits pour les grandes radios et les grandes chaînes de télévision en France ;
- et la direction du réseau, qui est en charge de collecter les droits liés aux diffusions musicales dans les lieux publics en France.
Les entreprises qui diffusent de la musique dans leur établissement doivent disposer d’un contrat avec la SACEM, les autorisant à diffuser de la musique.
Au sein de la SACEM, nous avons deux grands pôles :
- un pôle en charge de gérer tous les sociétaires ;
- un autre pôle en charge de gérer les clients.
Nous avons différents types de clients : du petit café ou coiffeur du coin aux grands supermarchés, en passant par les discothèques, le petit bal sur la place publique ou le grand concert au Stade de France.
Nous collectons aussi les droits pour toutes les autres sociétés d’auteurs mondiales, auxquelles nous redistribuons l’argent pour toutes les œuvres qui sont diffusées sur notre territoire.
De la même manière, lorsque des œuvres de nos sociétaires sont diffusées dans d’autres pays, nous récupérons les droits correspondants.
Pouvez-vous nous parler de votre collaboration avec Altares ?
La SACEM travaille avec Altares depuis plus de 20 ans. Au départ, l’objectif était d’intégrer les annonces d’entreprises françaises au sein du système d’information de la SACEM. Nous devons collecter les informations pour identifier toutes les entreprises qui se créent en France afin de prospecter auprès de celles qui sont susceptibles de diffuser de la musique.
Altares nous envoie toutes les annonces BODACC qui nous permettent d’identifier les créations, les liquidations, les redressements, etc., afin de pouvoir mener des actions de recouvrement et des oppositions.
Nous utilisons la solution de gestion des risques intuiz, notamment pour ses scores de solvabilité, afin d’évaluer la santé des entreprises. Cela nous permet de voir si certaines entreprises rencontrent des difficultés financières, afin de mettre en place des actions de recouvrement le cas échéant, et voir si on peut envisager de travailler de long terme avec elles.
Nous utilisons également des alertes pour recevoir le plus rapidement possible les informations sur la santé des entreprises et sur tous les mouvements qui les concernent, comme les cessations, les liquidations et autres événements.
Aujourd’hui, une soixantaine de personnes utilisent la solution intuiz.
Une équipe est en charge de gérer les droits pour les grands groupes qui centralisent la facturation SACEM pour les établissements auxquels ils sont rattachés, ce qui nous permet d’identifier les entreprises franchisées et d’avoir une vision globale.
Utilisez-vous d’autres solutions d’Altares ?
Nous utilisons aussi indueD dans le cadre de la loi Sapin 2 pour évaluer les entreprises, et notamment nos fournisseurs.
Nous utilisons également Finance Analytics, qui nous permet de disposer d’informations sur les entreprises avec lesquelles la SACEM travaille à l’étranger.
Et récemment, Altares a remporté un appel d’offres dans le cadre de la facturation électronique, pour le traitement, le nettoyage et l’enrichissement des données de la SACEM, portant sur 1,5 million d’entreprises.
Retrouvez l’interview en intégralité :


