Retards de paiement, risques d’impayés, défaillances d’entreprises : la gestion du poste client est aujourd’hui plus que jamais au cœur des préoccupations des directions financières. L’exploitation de données fiables et d’indicateurs sur les délais de paiement devient ainsi un levier clé pour améliorer la performance financière. Voyons ensemble comment mettre à profit ces données, et comment sécuriser votre prise de décisions crédit grâce à notre programme sur les comportements de paiement des entreprises.
La data, un levier stratégique pour la performance financière
Aujourd’hui, la data est l’une des clés de la croissance des entreprises, mais encore faut-il qu’elle soit fiable. Pour sécuriser leurs analyses, les entreprises peuvent s’appuyer sur des fournisseurs de données capables de corriger, vérifier et certifier ces informations.
Cependant, la donnée seule ne suffit pas. Elle doit être enrichie par des indicateurs d’aide à la décision tels que les scores de défaillance ou les indicateurs de comportement de paiement. Intégrées aux outils métiers, ces données permettent aux directions financières de réduire les impayés, diminuer le DSO et améliorer la productivité des équipes.
Les organisations qui exploitent ces données observent d’ailleurs des résultats significatifs :
- +47 % de performances financières avec les scores Altares ;
- + 36 % de capacités prédictives ;
- réduction de 5 jours du DSO ;
- réduction de 7 jours du DSO avec un workflow prédictif ;
- 2 fois plus de comptes à haut risque identifiés.
Mais pour tirer pleinement parti de ces informations, l’organisation du poste client reste un facteur déterminant.
Organisation du poste client : une maturité encore variable
Selon les entreprises, certaines équipes sont encore très orientées vers le recouvrement, tandis que d’autres adoptent une approche plus structurée de credit management.
La première étape reste toutefois essentielle : fiabiliser la base de données clients.
En France, la base SIREN joue notamment un rôle central, notamment dans le cadre de la réforme de la facturation électronique.
Les entreprises doivent donc identifier les données réellement stratégiques et s’assurer de leur fiabilité. Parmi elles, le comportement de paiement des entreprises constitue un indicateur clé.
L’analyse comparative des paiements : un outil stratégique pour le crédit management
Le Paydex mesure les retards de paiement en nombre de jours et est actualisé chaque mois grâce aux données transmises par 15 000 partenaires du programme DunTrade, qui couvre 780 000 entreprises en France et 14 millions dans le monde. Il permet de suivre l’évolution des comportements de paiement et d’identifier rapidement les dégradations ou améliorations.
L’analyse comparative permet de comparer la façon dont une entreprise vous paie avec la manière dont elle paie ses autres fournisseurs. Cette approche peut révéler plusieurs situations :
- un litige commercial ;
- un problème d’adressage de facture ;
- une relation fournisseur non prioritaire ;
- ou des difficultés financières émergentes.
Cas d’usage : comment Rexel utilise les données de paiement DunTrade pour distinguer un litige d’un client en difficulté
Rexel, distributeur de matériel électrique, rappelle qu’un retard de paiement peut avoir plusieurs causes : litige commercial ou incapacité de paiement.
Pour faire la différence, la connaissance client est essentielle. Elle repose sur une qualification précise dès le début de la relation : vérification de l’identité du prospect, analyse de sa solvabilité et évaluation de son risque de défaillance.
Ensuite, selon le profil de paiement du client, des scénarios de relance préventifs ou curatifs peuvent être mis en place.
Lorsque les retards s’aggravent, les données DunTrade permettent de comparer les comportements de paiement internes avec ceux observés chez d’autres fournisseurs. Cette analyse aide à identifier les profils les plus critiques et à agir rapidement lorsque le risque devient élevé.
Défaillances d’entreprises : un niveau élevé mais à relativiser
En 2025, la France a enregistré environ 69 000 défaillances d’entreprises.
Ce niveau doit toutefois être mis en perspective avec la forte augmentation du nombre d’entreprises créées depuis les années 1990 et la simplification des formes juridiques permettant de créer des entreprises avec un capital plus faible.
Plusieurs tendances marquent l’année :
- hausse des défaillances sur les entreprises de plus de 100 salariés, avec un impact important sur l’emploi ;
- 2/3 des procédures se transforment en liquidations directes.
Ces éléments renforcent l’importance d’une approche préventive du risque client.
Les grands enjeux du credit management en 2026
Dans ce contexte, plusieurs enjeux structurent l’évolution du credit management :
- la fiabilisation des bases clients ;
- l’intégration de l’intelligence artificielle ;
- la réforme de la facturation électronique ;
- les fluctuations économiques et géopolitiques ;
- l’évolution des classifications NAF 2025 ;
- les nouveaux risques : fraude, compliance et ESG.
La maîtrise de la donnée et l’exploitation d’indicateurs fiables sont essentielles pour anticiper les risques, sécuriser la trésorerie et améliorer durablement la performance financière.
Visionnez ci-dessous le replay du webinar du 10 mars animé par Gilles Lambert, Product Marketing Manager- Altares, Anne-Sophie Choqueuse, Head of Sales ops & services – Altares, Alban Le Du, Directeur crédit chez Rexel, Jérémie Yao, Directeur commercial chez My DSO Manager.
Camille RENAUD
Content Marketing Manager

