Combien de dirigeants ont perdu leur emploi en 2019 ? Région par région

Selon l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs réalisé par l’association GSC et la société Altares, le nombre de femmes et hommes chefs d’entreprise ayant perdu leur emploi en 2019 s’élève à :

    • 5775 dans la région Auvergne-Rhône-Alpes,
    • 1790 en Bourgogne-Franche-Comté,
    • 1952 en Bretagne,
    • 3772 dans la région Grand-Est,
    • 3737 dans les Hauts-de-France,
    • 10 732 en Île-de-France,
    • 4102 en Nouvelle-Aquitaine,
    • 4319 en Occitanie,
    • 4843 en Provence-Alpes-Côte-d’Azur,
    • 2123 dans la région Pays-de-la-Loire.

Si l’ensemble du territoire a connu une baisse du nombre d’entrepreneurs en situation de perte d’emploi en 2019, la crise sanitaire que traverse actuellement la France bouleverse l’économie du pays et met en péril de nombreuses entreprises et dirigeants.

Quel âge avaient ces dirigeants ?

L’âge médian des dirigeants impactés s’établit en 2019 à :

      • 45,7 ans en Auvergne-Rhône-Alpes,
      • 46,5 ans en Bourgogne-Franche-Comté,
      • 46,9 ans en Bretagne,
      • 46,3 ans dans le Grand-Est,
      • 45 ans dans les Hauts-de-France,
      • 46,1 ans en Île-de-France,
      • 46,9 ans en Nouvelle-Aquitaine,
      • 46,9 ans en Occitanie,
      • 47,3 ans en Provence-Alpes-Côte-d’Azur,
      • 45,8 ans aux Pays-de-la-Loire.

Les effets dévastateurs du COVID-19 laissent penser que toutes les tranches d’âges seront impactées cette année.

Quels sont les secteurs les plus touchés par la perte d’emploi de leurs dirigeants ?

Les secteurs les plus touchés en 2019 comme la construction, le commerce et l’hébergement, la restauration et les débits de boissons devront également faire face à de nouvelles difficultés en 2020. Depuis le 15 mars, de nombreux dirigeants ont dû fermer leur établissement ou mettre leur activité à l’arrêt laissant présager des situations financières dramatiques qui pourront engendrer des liquidations judiciaires. Ces secteurs représentaient déjà plus de la moitié des pertes d’emploi dans chaque région, avec :

Quels risques de perte d’emploi des dirigeants en 2020 ?

Pour Anthony Streicher, Président de l’association GSC :

« Combien d’entreprises mettront la clé sous la porte après cette crise ? Nous ne le savons pas encore mais la situation est catastrophique pour ces femmes et hommes chefs d’entreprise. Les mesures économiques annoncées par le gouvernement pour les soutenir sont un premier pas. Mais cette crise doit nous servir d’électrochoc sur l’ensemble des territoires. Après cette catastrophe, la nécessité de protéger les entrepreneurs n’est plus à prouver. Il sera désormais criminel de ne pas informer et encourager les entrepreneurs à anticiper les risques liés à la perte d’emploi. L’ensemble des réseaux d’accompagnement de la région Auvergne-Rhône-Alpes doivent informer encore et encore les dirigeants sur les conséquences de cette perte d’activité et des solutions d’assurance perte d’emploi qui existent. C’est notre responsabilité sociale à tous. »

Cette situation alarmante risque de devenir dramatique pour l’année 2020. L’indemnisation en vigueur depuis le 1er novembre 2019 avec la loi « Avenir professionnel », n’est pas à la hauteur pour ces hommes et femmes qui se retrouvent en situation de chômage. Une prise de conscience de l’ensemble des parties prenantes doit avoir lieu pour que la protection des chefs d’entreprise devienne une priorité.

« Depuis mai 2019, le nombre de défaillances d’entreprises a reculé continuellement chaque mois, une baisse qui s’est même accélérée début 2020. Mais une crise incomparable a rebattu les cartes à partir de mars. Au drame sanitaire provoqué sur toute la planète par la pandémie de Covid-19, s’est ajoutée une catastrophe économique d’une ampleur sans précédent. En France, plus d’un million d’établissements a été contraint brutalement de recourir à l’activité partielle. Pour 150 000 TPE le dépôt de bilan a été évité grâce au recours au prêt garanti par l’état. Mais cela sera-t ’il suffisant pour sauver durablement des milliers d’entrepreneurs de la cessation de paiement ? Pour beaucoup de chefs d’entreprises il faut trouver du cash urgemment, c’est vital pour réussir l’après confinement, tenir l’activité à flot durant les prochains mois et conserver son emploi. » explique Thierry MILLON, Directeur des études Altares.

perte d’emploi des dirigeants 2019 : l’étude complète