66% des français déclarent pratiquer une activité sportive une fois par semaine en 2020, un chiffre en hausse de 5 points par rapport à 2017 (et de 12 points vs 2012) : une conséquence du confinement ? Pratiquer une activité physique est la bonne résolution n°1 de 35% des français. Le sport tient une place prépondérante dans la quasi-totalité des sociétés, associé à de nombreux enjeux : sanitaire, financier, éthique, diplomatique, le sport est joue un rôle sociétal important.

Le Groupe BPCE, premier partenaire des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, a partagé son étude intitulée « La filière sport prend ses marques ». L’observatoire BPCE sur l’économie du sport est une analysé réalisée par des économistes, basé sur des données statistiques, économiques et comportementales. Son but ? Identifier l’importance de la filière en France, ses acteurs, ses enjeux et ses spécificités.

Enrichie de données et d’informations provenant de sources spécialisées – publiques ou privées – l’étude a été menée auprès de 500 entreprises privées et 300 associations pour évaluer leur perception de l’environnement.

Définition du sport

Dans le cadre de cette étude, la Charte européenne du sport donne cette définition du sport : « Le sport renvoie à toutes formes d’activités physiques qui, à travers une participation organisée ou non, ont pour objectif l’expression ou l’amélioration de la condition physique et psychique, le développement des relations sociales ou l’obtention de résultats en compétition

de tous niveaux. », une définition qui présente explicitement « le développement de relations sociales et l’amélioration de la condition physique et psychique » et évoque implicitement certaines externalités positives du sport (santé, inclusion sociale…) ainsi que sa dimension de bien public.

Transformation des pratiques sportives

La pratique du sport a connu une profonde mutation des dernières années sous l’effet de facteurs multiples (massification, individualisation des usages, modification du profil des pratiquants, place croissante accordée aux questions de santé…), impactant les entreprises et associations de la filière et plaçant le sport comme un réel enjeu de santé publique.

Le poids du sport dans l’économie

La filière sport est une institution de taille, dénombrant 360 000 associations (24% des associations françaises) et 112 000 entreprises en France (333 000 emplois, 77,7 milliards de chiffre d’affaires).

Les principaux secteurs d’activité de la filière sport

Même si les acteurs privés se développent dans la filière sport, 84 % des installations sportives étaient publiques en 2018.

L’accès au sport se réparti entre les structures non lucratives et les acteurs du sport spectacle. Une autre partie du marché a pour vocation de répondre aux besoins des autres acteurs du sport (BtoB) et fournissent des services spécialisés, aussi bien marchandes que non lucratives : organisateurs d’événements, agences de communication, médias professionnels, bureaux d’études techniques, cabinets conseil…

L’autre partie du marché est orientée vers le consommateur final (BtoC), il s’agit notamment des médias spécialisés qui jouent un rôle essentiel de relais du sport spectacle mais aussi de mobilisation et de partage.

Quelques chiffres clés

1,4 millions de licenciés en France

2,2 % des salariés en France appartiennent à la filière sport

+ 100 % du nombre d’entreprises du sport en 10 ans

70 % du budget des associations sportives est assuré par les adhérents/usagers

Paris 2024, une opportunité pour l’économie du sport

Le Centre de droit et d’économie du sport (CDES) estime l’impact économique global de la tenue des Jeux Olympiques et Paralympiques à Paris entre 5,3 milliards et 10,7 milliards d’euros.

La tenue des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 à Paris est perçue de façon très positive par les acteurs de l’économie du sport en France.

Retrouvez l’intégralité de l’étude BPCE “Le sport prend ses marques”.

Télécharger l’étude BPCE Sport