Étude de défaillances et sauvegardes des entreprises en France – T4 et bilan 2022

Étude de défaillances et sauvegardes des entreprises en France – T4 et bilan 2022

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Étude de défaillances et sauvegardes des entreprises en France – T4 et bilan 2022

42 500 défaillances en 2022 dont 12 256 au 4e trimestre

- La France enregistre la plus forte hausse des défaillances jamais connue avec 49,9 % d’ouvertures en plus sur un an.
- Les PME et les jeunes entreprises en situation de vulnérabilité extrême

  • 10 000 défauts de moins qu'en 2019 (-18, 5 %) mais l'écart se réduit en fin d'année (-9,3 %).
  • 3 214 PME (jusqu’à 100 salariés) ont défailli (+78,2 %) dont le tiers sur le 4ème trimestre (1 037).
  • Plus de 143 000 emplois sont menacés, soit 3,4 emplois par défaut en moyenne.
  • Les jeunes entreprises sont extrêmement vulnérables (+94,2 %).
  • Restauration, maçonnerie, boulangerie, coiffure et cafés concentrent 20% des défaillances.
  • Ile-de-France et Provence-Alpes-Côte-D’azur contiennent la hausse sous 40% ; à l’inverse, les Hauts de France dérapent de plus de 77%.

Le groupe Altares dévoile aujourd’hui les chiffres des défaillances d’entreprises en France pour le 4e trimestre et l’ensemble de l’année 2022. Avec 42 500 procédures ouvertes sur 2022, le nombre de défaillances accuse une hausse exceptionnelle de près de 50 % par rapport à 2021, un taux jamais observé auparavant. Le nombre global de procédures reste toutefois inférieur de 10 000 par rapport aux niveaux de 2019. Si le retour aux normes d’avant Covid s’amorce depuis un an, l’augmentation des défaillances s’accélère de manière alarmante pour les PME dont plus de 3200 ont défailli en 2022 avec le tiers sur le seul 4e trimestre. Dans ces conditions, 143 000 emplois directs sont aujourd’hui menacés.

« Depuis 2020, 103 000 entreprises ont fait défaut contre 162 000 durant les trois années précédentes. 59 000 défaillances ont ainsi été « épargnées » grâce notamment aux dispositifs d’aides publiques déployés pour faire face aux conséquences de la crise sanitaire puis de la guerre en Ukraine. Pourtant, si le risque a été anesthésié, évitant la déferlante tant redoutée des faillites, les entreprises ne sortent pas indemnes de ces longs mois de turbulences. Entre inflation et crise énergétique, le climat se complique encore et les fonds propres sont mis à contribution. Or, l’Observatoire du Financement des Entreprises notait dans son rapport de mai 2021 sur les fonds propres des TPE et PME que si l’essentiel de ces entreprises a affronté la crise avec des situations en fonds propres renforcées avant la Covid, une partie disposait, en revanche, de structures financières très dégradées (un tiers des TPE) ou était insuffisamment capitalisée (20 % des PME analysées). De son côté, la Commission européenne alerte sur le poids excessif de la dette des entreprises non financières de l'Union qui représentait 111 % du PIB des 27 à fin 2020, soit 14 900 milliards d'euros. Or, le manque de fonds propres handicapant pour investir et se financer est un signal prépondérant du risque de défaillance. »

Thierry Millon, directeur des études Altares

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