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Des défaillances d'entreprises au plus bas depuis 20 ans. Que nous réserve 2021 ? La presse en parle.
Des défaillances d'entreprises au plus bas depuis 20 ans. Que nous réserve 2021 ? La presse en parle.

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Altares a dévoilé le 19 janvier les chiffres des défaillances en France pour l’année passée, dans son étude Défaillances et sauvegardes d’entreprises T4 et bilan 2020.

-38% de défaillances en 2020

La France a enregistré une forte baisse des défaillances de ses entreprises en 2020 (-38,1%), un constat surprenant au premier abord, « C’est à peine croyable (Guillaume de Calignon, Les Échos, 19 janvier). Ce constat s’explique cependant assez aisément par les mesures gouvernementales mises en place dès le printemps pour soutenir les entreprises, au travers du gel de la date de cessations de paiement notamment, et des aides financières telles que le PGE, le report de cotisations et le Fonds de solidarité. « Avec un PIB qui finit à des niveaux historiques, à -9%, nous devrions avoir autour de 70 000 défauts, estime Thierry Millon, directeur des études Altares, mais le pays a réussi à maintenir les entreprises debout.«  (Hélène Fily, France Inter, 19 janvier) « Il n’y a eu l’an dernier que 32 184 défaillances d’entreprises en France,c’est-à-dire 20 000 procédures de moins qu’en 2019, relève M. Thierry Millon. […] Ces chiffres ne doivent pas non plus faire oublier les plus de 130 000 emplois menacés après les dépôts de bilan de grands noms de l’habillement qui n’ont pas survécu à la crise. (La Correspondance Économique, 20 janvier 2021) « Dans la restauration, seuls 3300 établissements ont été contraints de mettre la clé sous la porte l’an dernier, soit 39,1% de moins qu’en 2019. (Aroun Benhaddou, L’Agefi Quotidien, 19 janvier)

2021, l’année des défaillances ?

« Mais que va-t-il se passer cette année ? Le maintien des aides va-t-il à nouveau limiter la casse ? Où se dirige-t-on vers un annus horribilis avec un effet de rattrapage cumulant deux ans de dépôts de bilan ? (Raphaël Legendre, L’Opinion, 20 janvier) « 130.000 emplois [sont] menacés. En effet, les Urssaf n’assignent plus aucune entreprise au tribunal depuis le début de la pandémie. Or, ces assignations représentent environ un quart des défaillances chaque année. Comme le nombre de procédures atteint 60 000 lors d’une année de crise en France, on peut estimer que la décision des Urssaf a sauvé 15 000 entreprises. (Guillaume de Calignon, Les Échos, 19 janvier)

Des entreprises qui n’ont pas demandé la sauvegarde

« Le recul du nombre de procédures de sauvegarde de 14% est un autre point d’inquiétude. (Aroun Benhaddou, L’Agefi Quotidien, 19 janvier) « La sauvegarde [est une] arme encore sous-utilisée contre les faillites, « dès la fin janvier, mois qui suit la clôture des comptes de plus de 60% des entreprises françaises, certaines [entreprises] vont s’apercevoir qu’elles ne sont pas en mesure de poursuivre leur activité et vont devoir réagir vite. (Corinne Caillaud, Le Figaro, 19 janvier) « Bruno Le Maire a déjà prévenu : « Le plus difficile est devant nous ». L’enjeu de 2021 sera de faire le deuil des entreprises les plus fragiles pour sauver celles qui sont viables (Le Parisien, 19 janvier) « Et il ne faut pas oublier que les entreprises qui ont bénéficié d’un Prêt Garanti par l’État (PGE) devront commencer à le rembourser : si le gouvernement a prévu de retarder la première échéance à cause de la pandémie qui se poursuit plus longtemps que prévu, cette échéance sera due… et si l’entreprise débitrice n’a pas assez de trésorerie, ça pourrait poser problème. (Paolo Garoscio, Économie Matin, 19 janvier) Thierry Millon s’est exprimé sur le sujet des défaillances d’entreprises au journal télévisé de TF1 le 19 janvier (à partir d’1m20) :


Téléchargez l’études Défaillances 2020