Étude de défaillances et sauvegardes des entreprises en France – T4 et bilan 2022
défaillances d'entreprises t4 bilan 2022

Étude Défaillances et sauvegardes d’entreprises : 4e trimestre et bilan 2022 

17 janvier 2023

42 500 défaillances d'entreprises en 2022 dont 12 256 au 4e trimestre. La France enregistre la plus forte hausse des défaillances jamais connue avec 49,9 % d’ouvertures en plus sur un an. Les PME et les jeunes entreprises en situation de vulnérabilité extrême.

10 000 défauts de moins qu'en 2019 (-18, 5 %) mais l'écart se réduit en fin d'année (-9,3 %).

3 214 PME (jusqu’à 100 salariés) ont défailli (+78,2 %) dont le tiers sur le 4ème trimestre (1 037).

Plus de 143 000 emplois sont menacés, soit 3,4 emplois par défaut en moyenne.

42 500 défaillances d'entreprises en 2022 dont 12 256 au 4e trimestre. La France enregistre la plus forte hausse des défaillances jamais connue avec 49,9 % d’ouvertures en plus sur un an. Les PME et les jeunes entreprises en situation de vulnérabilité extrême.

10 000 défauts de moins qu'en 2019 (-18, 5 %) mais l'écart se réduit en fin d'année (-9,3 %).

3 214 PME (jusqu’à 100 salariés) ont défailli (+78,2 %) dont le tiers sur le 4ème trimestre (1 037).

Plus de 143 000 emplois sont menacés, soit 3,4 emplois par défaut en moyenne.

Sommaire

Volume des défaillances d’entreprises encore contenu, mais hausse des ouvertures

Avec 42 514 procédures enregistrées, le volume des défaillances d’entreprises remonte à son niveau de mai 2020. La hausse sur un an est quant à elle exceptionnelle (+49,9 %), un rythme annuel jamais connu qui confirme l’accélération de la sinistralité entrepreneuriale.

La tendance est restée forte sur le dernier trimestre (+48 %) après l’envolée de l’été (+70 %) et les augmentations du début d’année (+35 % au 1er trimestre et +50 % au 2ème trimestre).

A fin 2022, sur douze mois, le nombre d’ouvertures reste inférieur de 18 % à celui enregistré fin 2019 ; un écart qui n’est déjà plus que de 9 % sur le seul dernier trimestre, après un mauvais mois de novembre déjà identique à celui de 2019.

Les procédures de sauvegardes et redressements en hausse, mais minoritaires

Avec 1 125 jugements prononcés en 2022, le nombre de procédures de sauvegarde est au plus haut sur cinq ans. En augmentation de 54,3% sur un an, son rythme accélère encore au quatrième trimestre (350 ; +73%). Toutefois, ce dispositif réservé aux seules entreprises n’étant pas en cessation de paiement représente toujours moins de 3 % de l’ensemble des procédures. Fin janvier 2023, les tribunaux devraient « seulement » prononcer la 6000e sauvegarde, un chiffre bien dérisoire, 17 ans après l’entrée en vigueur de cette procédure.

Les procédures de redressement judiciaire (RJ) augmentent plus vite encore. 10 132 jugements ont été prononcés, soit 55,8 % de plus sur un an. Mais moins d’un jugement sur quatre (23,8 %) est une ouverture de RJ, un taux très en-dessous des 30 % observés avant crise. Sur le dernier trimestre, le nombre de RJ (3027) est encore en hausse rapide, +57 %.

Depuis la crise, les liquidations directes sont devenues la norme

31 257 liquidations judiciaires (LJ) ont été ouvertes (+47,9%) en 2022 et 8 879 (+44,8%) au cours du quatrième trimestre. Depuis 2020, les LJ concentrent les trois quarts des jugements prononcés contre les deux tiers avant Covid.

2023, une année de transition à bien négocier

«Il y a un an, nous rejetions l’hypothèse d’une explosion des défaillances en 2022, en anticipant malgré tout une hausse sensible des défauts. Si le cataclysme n’a pas eu lieu, le rythme est plus soutenu qu’envisagé, faisant craindre un retour aux valeurs d’avant crise plus tôt que prévu. 2019 s’était achevé sur 52 000 défaillances, 2023 pourrait dépasser ce seuil et nous ramener aux valeurs de 2017 au-delà de 55 000. Un nombre certes important mais plutôt raisonnable au regard du contexte très difficile que nous traversons.

Pour certaines TPE et PME, les chances de survie sont compromises. Pour certaines, la fragilité de leur structure financière est en cause. Pour d’autres c’est paradoxalement leur incapacité à honorer des carnets de commande pourtant bien remplis qui pourrait les amener au défaut. En cause, les difficultés d’approvisionnement, l’explosion des coûts des matériaux et les problèmes de recrutement. Dans tous les cas, les prêteurs seront plus exigeants et se concentreront sur les sociétés dont les bilans seront les plus solides.

Les contraintes financières (remboursement des dettes Covid et notamment PGE ; inflation ; hausse des taux ; facture énergétique, etc.) sont malheureusement vouées à peser toujours plus lourd. Alors que les tensions sur les trésoreries des entreprises se font déjà ressentir, le financement de l’exploitation et donc du BFR (Besoin en Fonds de Roulement) aura à n’en pas douter l’attention des directions financières des TPE PME comme des ETI. »

Thierry Millon, directeur des études Altares


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