« L’année 2018 s’est achevée dans un contexte social tendu et économique incertain. Quelques augures nous rejouent déjà les «subprimes», transformées, réinventées, nous privant d’une confiance pourtant indispensable à la prise de risque et donc à la croissance. La France, comme les pays de la zone Euro, s’essouffle depuis 2018 après une année 2017 record depuis dix ans, durant laquelle le PIB a gagné 2,3%. En 2019, voire en 2020, le PIB pourrait, au mieux, stagner aux environs de 1,5% comme en 2018. »

« Dans ces conditions, les business vont se tendre, les trésoreries se resserrer et les conditions de paiement se durcir. De plus, le risque commercial peut d’autant s’intensifier que le niveau de dettes des entreprises françaises est élevé et, contrairement à ses proches voisins européens, n’a cessé d’augmenter depuis le début de la crise pour représenter à l’automne dernier 73,3% du PIB contre 62,1% en zone euro. Cette situation rend nos entreprises d’autant plus vulnérables à la remontée des taux d’intérêt que, selon la Banque de France, 44 % de leur encours d’endettement est à taux variable. Les preneurs de risque, du crédit manager au conseiller en investissements financiers, vont devoir redoubler de vigilance dans l’évaluation de leurs opportunités d’affaires ou commerciales ; en 2019, 56 000 entreprises françaises pourraient connaître la défaillance. » conclut Thierry MILLON Directeur des études de la société Altares.

Télécharger l’étude

Infographie :