On entend régulièrement parler du Big Data et de l’importance de l’implanter et de l’exploiter dans les entreprises, en particulier les grands groupes. Mais est-ce qu’il existe, par opposition, un Small Data ? La réponse est oui, et il se fait lui aussi une place de choix dans les entreprises. Qu’est-ce que le Small Data ? A quoi sert-il ?

Qu’est-ce que le Small Data ?

Le Small Data est un ensemble de petites quantités de données simples (moins d’1 TB), appelées données organiques qu’une entreprise obtient directement de ses clients : données transactionnelles, issues des ventes et des achats, connaissance et support client, logistiques… Ces données ne nécessitent pas d’outils de collecte, de stockage et d’analyse d’envergure. Certains secteurs en particulier ne sont pas digitalisés, et le volume de leurs données est modeste. Le Big Data leur est donc étranger, mais pas la collecte et la gestion d’informations, notamment sur leurs clients, prospects et éventuellement d’autres entreprises de leur domaine ou d’un domaine professionnel voisin / complémentaire. Le Small Data se compose essentiellement de données simples et traitables par tous, sans nécessité d’expertise particulière. Les données du Small Data sont généralement : nom, prénom, adresse, numéro de téléphone, données de cartes de fidélité (habitudes d’achats).

Quels sont les objectifs du Small Data ?

Même sans un volume important de données, on peut apporter de la valeur business et transformer certains métiers grâce à la Data. L’objectif principal du Small Data est sensiblement le même que le Big Data, à savoir le traitement efficace des données / data pour prendre de bonnes décisions qui servent la réussite de l’entreprise. La finalité du Small Data est de comprendre, d’analyser et d’améliorer l’expérience client grâce aux données les concernant. Le Small Data vise à disposer de données pertinentes et utilisables sur ses clients et prospects, ceci dans le but d’adapter les stratégies de l’entreprise, d’améliorer le parcours client et par là même, les performances commerciales. L’entreprise qui sait exploiter les Small Data peut même réaliser des prédictions et proposer de nouveaux services qui intéresseront et satisferont les clients.

Le Small Data prend en compte la part du jugement humain car le traitement des données ne s’effectue pas par une machine.

La Data, vecteur de transformation des métiers dans une culture non data centric

La Data est vecteur de transformation des métiers. Sa profusion oblige les entreprises, petites, moyennes et grandes, à prendre en compte et à exploiter ses données, issues de petits ou de grands volumes. Pour se faire, l’embarquement des métiers est indispensable, via la pédagogie et l’instauration de projets communs. L’approche métier change avec la Data, et avec le Small Data, la composante humaine est remise au cœur de la stratégie de l’entreprise. La transparence et l’accès à tous aux données est de rigueur, car les collaborateurs sont entièrement partie prenante du projet. Les équipes commerciales sont particulièrement concernées, puisqu’en contact avec la clientèle. Basiquement, le vendeur a une relation binaire avec le client. Avec le Small Data, il devient omniscient puisqu’il a accès aux informations sur la clientèle et les prospects, son but est de pouvoir guider le client de A à Z dans son parcours, il devient alors un « commercial augmenté », disposant d’une vue 360 des clients. Le « commercial augmenté » connaît sa base de prospects et clients, il sait cibler les opportunités, faire des recommandations, proposer de nouveaux produits / services, et orienter les visites. A l’avance, il connaît les problèmes et ne subit plus le discours client.

En définitive, Big et Small Data ne s’opposent pas mais se complètent, le Big Data est géré par les machines, le Small Data est géré par les personnes.